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Cameroun: Nadia Fotso, fille du richissime Fotso Victor, rend hommage au Bâtonnier Charles Tchakoute Patie

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Christelle Nadia Fotso, fille du richissime Fotso Victor, rend hommage au Bâtonnier Charles Tchakoute Patie, décédé hier en France à l’âge de 57 ans des suites de maladie.

L’Avocate aux Barreaux de Washington DC et de Bruxelles a publié ce lundi, le texte ci-dessous au sujet de la disparition du désormais défunt porte-parole des Avocats inscrits au Barreau du Cameroun.

« J’ai appris en fin de ce dimanche après-midi la mort d’un éminent confrère : Charles Tchakoute Patie qui était Bâtonnier du Cameroun.

Sans faire partie de ses intimes, je le connaissais bien que nous n’avons pas pu travailler ensemble. Me Tchakoute est, était un de ces rares avocats du Cameroun dont je peux et dois dire du bien parce qu’il a toujours été élégant et correct avec moi. Ce n’est donc pas seulement la mort du confrère qui m’attriste mais surtout celle de l’homme. Il a gagné ma considération avec sa bienveillance digne alors que cela ne lui a rien rapporté.

Au Cameroun désormais, peut-être plus qu’ailleurs. trop est question d’intérêt, d’argent ; le fait d’avoir eu le privilège de côtoyer un aîné qui a agi en tant que tel m’a touchée particulièrement parce que nous ne nous étions jamais rencontrés. Maintenant que Me Tchakoute Patie n’est plus, je peux dévoiler qu’il m’a appelée après la mort de mon père et encore il y a toujours juste deux mois pour me soutenir… Il était donc impossible de ne pas écrire quelques mots après avoir appris son décès et d’exprimer toute ma compassion à sa famille. Je pleure Charles Tchakoute Patie parce qu’il m’a montré qu’il reste possible dans une époque ignominieusement matérialiste de faire carrière en demeurant décent.

Confrère, vous êtes parti trop tôt…Il y a tant de choses et sans aucun doute trop de choses que je ne sais pas de vous mais j’en sais une qui est fondamentale : vous aviez ce plus qu’ont les grandes et les belles personnes, une sensibilité qui révèle délicatement un esprit raffiné.

Je vous salue Monsieur le Bâtonnier et le respect que j’ai pour vous me permets de conclure mon au revoir en clamant : Charles Tchakoute Patie avait du cœur ! »

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