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Christian Bomo Ntimbane « j’ai vu Brenda Biya au milieu de nombreux camerounais de toutes tribus dans un bar non lion des champs-Elysées à Paris. »

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ATTENTION DE VOUS ATTAQUER AUX FAMILLES DES OPPOSANTS DE LA DIASPORA VIVANT AU CAMEROUN.
Sous prétexte que Brenda Biya ou un peu plus tôt la fille de Ketcha Courtes ont été « agressées » en France par la Bas, des menaces de représailles à peine voilées, et des fatwas sont portées et lancées contre les membres des familles des opposants camerounais vivant au Cameroun.
Il y a d’abord lieu de restituer la vérité dans ce qui s’est passé.
Jamais dans la diaspora, personne n’a jamais voulu porter atteinte à l’intégrité physique des membres de famille des pontes du régime satrapique de Yaoundé vivant en occident.
Brenda Biya et bien d’autres enfants des pontes du regime, au vu et au su de tous, ont toujours circulé en paix en occident.
Avant la pandémie du Corona virus, j’ai vu de mes propres yeux, Brenda Biya au milieu de nombreux camerounais de toutes tribus dans un bar à chicha pas loin de mon cabinet, au 66 des champs-Elysées à Paris.
Elle ne s’est jamais sentie menacée et elle ne le sera jamais. Elle le sait.
D’ailleurs lorsqu’elle apprend que la BAS de Calibri est dans son hôtel, elle n’y voit pas une menace contre son intégrité, elle comprend que c’est une dénonciation purement politique de sa présence dans un des plus grands palaces parisiens où la plus petite des suites coûtent environ 4 millions Fcfa la nuit. Sans compter les chambres occupées par son entourage, leurs repas, boissons et autres services.
C’est pourquoi, plus intelligente que ceux qui prétendent l’aimer plus que ses parents et sa famille , elle trouve juste d’y apporter une réponse politique.
Ainsi, elle justifiera ses dépenses en disant que c’est par son travail qu’elle peut se donner ce train de vie.
On y voit une volonté de se dissocier de la gabegie du régime que dirige son père.
Personnellement, même s’il est difficile de croire que les fonds publics ne participent d’une manière comme elle le dit à ce train de vie hors norme, pour la fille d’un président d’un pays où des enfants s’assoient à même le sol à l’école,sa volonté de se disculper d’user de l’argent du peuple a démontré une certain sens de responsabilité et de maturité.
Elle ne dit pas comme certains thuriféraires et soutiens désœuvrés du régime dans les réseaux sociaux, de mauvaise foi, plus royalistes que le roi, qu’elle dépense l’argent que son père a travaillé.
D’ailleurs à son corps défendant, il est même possible qu’elle soit devenue riche du fait de sa naissance comme fille d’un président africain.
Le lobbying auprès des chefs d’Etats africains peut parfois payer gros.
Elle peut être, qui le sait, une lobbyiste auprès de son père. Surtout qu’elle ne semble pas, au vu de sa réponse, si naïve.
C’est aussi le cas de la fille du ministre Ketcha Courtès qui vit certainement tranquille en France et que personne n’a jamais menacé.
Il s’est simplement trouvé que la BAS qui est un mouvement de contestation politique a voulu troubler le déroulement d’une cérémonie en l’honneur d’une ministre du régime Biya à laquelle elle participait. Sa fille n’a jamais été une cible comme l’ont essayé de manipuler ses baratineurs et camelots du régime qui pilullent sur les réseaux sociaux.
Ces actions précitées de la Bas étaient tout simplement des actions à caractère politique et non des entreprises d’agression physique dirigées contre les enfants du régime Biya.
Déplacer ou dénaturer ces actions de contestation politique comme nous voyons certains soutiens de la dictature essayer de le faire depuis quelques jours , viseraient à justifier des attaques physiques contre les membres des familles des opposants camerounais de la diaspora,qu’ils ont toujours pensées.
Il faut bien savoir que tout le monde ne laissera pas qu’on attaque sa paisible famille au Cameroun, sans réagir. Nul n’a le monopole du mal.
Personne n’a jamais agressé, je le répète les membres de familles des pontes du régime en occident. Et nous ne l’admettrons jamais.
Brenda Biya et les autres peuvent se balader en toute tranquillité dans les rues occidentales.
Ils ne sont pas les auteurs de la decripitude du Cameroun, même s’ils en profitent.
Encore que dénoncer le train de vie somptueux de BRENDA, n’est en réalité pas une attaque contre sa personne, mais plutôt contre la politique d’accaparation et de spoliation des richesses des camerounais par le régime de son père président de la republique.
Elle n’est d’ailleurs pas la seule dans ce cas.
Le fils Obiang Nguema a fait l’objet de dénonciation du train de vie en France en 2008. Pascaline Bongo, fille de feu président Omar Bongo du Gabon, pour ses dépenses en milliards des locations d’avions privées pour les commandes de glaces hagen Daz, Karim Wade Fils de l’ancien président Abdoulzye Wade pour son train de vie princier dans les palaces du monde entier ou encore récemment Karim Keita, fils de l’ex président malien Ibrahim Babacar Keita, pour ses randonnées extrêmement coûteuses dans les yatchs privées,en belles compagnies, arrosées de champagnes les plus chers au monde..
Dans ces pays, ces dénonciations n’ont pas été vues comme des agressions contre l’intégrité physique de ces enfants et n’ont pas donné lieu aux menaces contre les familles des opposants au régime qui les dénonçaient.
Brenda Biya ou tout enfant des pontes du régime Biya, ont une obligation de transparence dans leur train de vie vis à vis du peuple.
Car, ès qualité, ils sont susceptibles d’être les receleurs de la gabegie de leurs parents aux affaires de l’Etat.
Brenda l’a compris et c’est pourquoi elle s’est justifiée, fût- ce t-il de manière quelque peu explosée.
Que ces pseudos soutiens et prebendiers du régime en fin de vie, avides d’occasions pour démontrer qu’ils aiment tellement Paul Biya, comme un des leurs qui a dit qu’il est prêt à mourir si on touchait Brenda Biya, se taisent.
C’est un droit citoyen de dénoncer, mais pacifiquement, le train de vie d’un enfant de président de la republique qui ne cadre pas avec le niveau de vie des populations.
Christian Ntimbane Bomo
Société Civile Critique.

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